Maximo Vs Army of Zin

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Sentinelle du Zénith
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Lundi 24 Mai 2010 à 16:46

"Maximo VS Army of Zin" est la suite du jeu vidéo "Maximo". Je ne connais pas ce dernier mais j'ai fait l'aquisition de Army of Zin dans une brocante et je dois reconnaîre que c'est un bon jeu. Le principe de jeu est un peu comme la série "The legend of Spyro " pour les connaisseurs mais là le héros est un chevalier.

Maximo vs Army of Zin

Voici en quelques mots l'état d'esprit de Maximo au terme de ses aventures passionnées de l'opus "Ghost For Glory". On comprendra aisément sa rancoeur, étant donné (attention spoiler) que sa chère et tendre Sophia, pour laquelle il avait fait preuve d'une bravoure sans égal, disparaît subrepticement devant ses yeux éteints de désespoir. De ce fait, accompagné de son fidèle compagnon Grim, il se mit en tête de retrouver coûte que coûte sa bien-aimée. Cependant, il doit faire face à un nouvel écueil, répondant au doux nom de "L'armée de Zin". Armada d'êtres mécaniques pourtant scellée en un caveau il y a des siècles de cela par le courageux régent d'un royaume en déliquescence, elle revient perpétrer ses crimes envers les innocents humains en proie à une terreur atavique. Fort heureusement pour ces pauvres hères, notre jeune ami détenteur du légendaire caleçon à pois dispose d'une rage décuplée. Se déroulant huit mois après la mort d'Achille, ce nouvel épisode de la saga Ghost'n Goblins abreuve toujours autant nos âmes friandes de dépaysements et de rêveries. En effet, comme c'était le cas précédemment, on retrouve Susumu Matsushita aux commandes de la partie artistique du titre, qui demeure comme à l'accoutumée originale et détaillée. L'homme à qui l'on doit entre autres le character-design de New Adventure Island, ainsi que de la série télévisée japonaise Monkey Magic, fait une fois de plus étal de ses talents, que l'on peut entrevoir dans ses somptueuses illustrations en couverture du magazine nippon Weekly Famitsu. Mais ce n'est pas le seul atout du dernier bijou de Capcom.

Test Maximo Vs Army Of Zin Playstation 2 - Screenshot 42Heureusement que votre glaive s'avère solide !

Ce message s'adresse à tous ceux qui n'ont jamais terminé le soft malgré une volonté d'acier, et des nerfs de même tenue (ils sont nombreux) ; les développeurs ont pris en compte les récriminations du public, afin d'offrir enfin un soft équilibré. Terminé l'insidieux stress à chaque début de mission, qui vous tenaillait le ventre, fini le douloureux malaise à chaque arrivée devant un point de sauvegarde lorsque vous ne disposiez pas de cent pièces. Maximo gagne en maturité et en confort de jeu. Ne vous inquiétez pas pour autant, car challenge il y aura. Le gameplay, intemporel, réside toujours sur la collecte de morceaux éparpillés d'armures au sein de niveaux aux recoins des plus sombres. Chaque acquisition vous confère une protection de plus en plus importante, allant du sous-vêtement tacheté de rouge, à l'armure d'or, en passant par un simple bouclier. Inutile de vous préciser que moins vous posséderez d'ajouts métalliques et plus vous subirez de dégâts. De plus votre barre de vie, symbolisée par une jauge verte, augmente à mesure de votre transformation en véritable char d'assaut antique, impliquant de ce fait une fouille minutieuse des environnements proposés. Néanmoins, comme vous vous en doutiez, l'innovation ne réside pas ici. Le plus grand apport reste la possibilité de changer d'arme à tous moments, à partir du moment où vous aurez découvert une alternative à votre épée dévouée. Cela apporte un petit peu de variété aux combats ce qui était, il faut le reconnaître, la principale requête des fans. Passer son temps à décapiter du zombie à l'aide de deux ou trois attaques différentes paraissait légitimement dépassé. D'autant plus que vos armes s'avèrent "évolutives". En échange de beaucoup, que dis-je, énormément de pièces, un marchand peu scrupuleux vous vendra un panel d'attaques supplémentaires fort intéressantes. Le plus astucieux est que cette méthode s'applique également à votre bouclier, et à votre... caleçon. Achetez-en un blindé, vous m'en direz des nouvelles. La maniabilité quant à elle est instinctive et pensée dans ses moindres détails.

Test Maximo Vs Army Of Zin Playstation 2 - Screenshot 43Pourquoi la Mort est elle aussi charismatique ?

Reprenant les caractéristiques des jeux "old school", les chutes mortelles et autres fins de vie joyeuses ne dépendront que de votre manque de dextérité. Le mythique, je cite : "C'est la console qui triche", n'est plus d'actualité. Rassuré par l'implémentation d'un système permettant à notre héros de ficher son épée dans n'importe quelle surface afin de ne pas dégringoler nonchalamment au bas d'une falaise, vous écumerez le vaste monde plus sereinement. N'étant pas seul, il serait dommage de ne pas mettre à profit votre partenaire à la grande faux. En effet, chaque ennemi défait vous confie une âme, qui se rend immédiatement dans un demi-cercle bleu. Une fois cette portion emplie, il vous est possible et conseillé de faire appel à la Faucheuse (il n'aime pas trop qu'on le nomme ainsi, mais tant pis). Pendant un court instant vous serez par conséquent surpuissant et invincible. Une méthode radicalement efficace à réserver aux affrontements contre des boss, gigantesques et très coriaces de profession.

Test Maximo Vs Army Of Zin Playstation 2 - Screenshot 44Le coup d'épée rageur de Maximo

Et c'est à cet instant précis que l'on se rend compte du travail graphique effectué. Dépassant allègrement le niveau du premier opus pourtant placé en haute estime de nombreuses personnes, les artistes de Capcom ont octroyé à leur production, bien plus qu'une réalisation efficace, une saisissante ambiance. Plus orienté vers de sombres auspices que son prédécesseur, Maximo Vs Army Of Zin, comble de manière intelligente les écueils de ce dernier. Plongé dans un univers tout en rondeur, vous serez surpris de découvrir un héros au regard dur, la joue marquée d'une cicatrice respectable, portant sur son dos des équipements au design extrêmement addictif. Les décors dans lesquels vous aurez l'insigne honneur de déambuler subjuguent, tout simplement. Tenter de rallier un chemin tortueux au sein d'une forêt aux arbres torturés, arborant de funestes figures, baignées par la pâle lueur d'une énorme lune rouge sang fait sincèrement oublier la distance, pourtant relayée par le pad, à l'écran. Vous serez emporté par une narration construite habilement, une mise en scène, qui si elle n'est pas novatrice, s'avère fidèle aux attentes de tous, au travers de ces pays aux effluves fantastiques. Bercé par des compositions de grande qualité, bien que parfois un tantinet redondantes, vous aurez parfois l'impression non feinte de vivre dans l'esprit du comico-cauchemardesque Tim Burton. La modélisation générale a subit une petite cure de jeunesse, et met en exergue les textures éminemment réalistes. L'animation quant à elle aussi souple que la grande 2D d'antan, procure un dynamisme général, qui fait oublier certains petits désagréments de caméra, qui ne nuisent fort heureusement pas à la jouabilité et au plaisir ressenti à l'essai de ce jeu. Surtout qu'un doux parfum d'aventure se fait sentir.

Test Maximo Vs Army Of Zin Playstation 2 - Screenshot 45Une ambiance extraordinaire !

Vous avez enfin l'intime conviction d'évoluer en un royaume habité, et non pas relativement désert, à l'exemple de "Ghost For Glory". Au gré de vos pérégrinations héroïques, vous rencontrerez énormément de villageois qu'il faudra tirer des griffes des affreux sbires mécaniques de Zin. Une fois ceux-ci délivrés, il vous incombera alors de parler avec eux afin d'obtenir des renseignements, des remerciements, des indices, mais surtout de l'argent et des clés permettant d'ouvrir des coffres habilement dissimulés. Le moindre recoin de terre peut retenir des montagnes d'or. Cependant, les innocents êtres humains peuvent également se voir occis, et donc ne jamais révéler leurs secrets. Un ajout majeur, augmentant encore davantage la tension des affrontements chaotiques. Les murs s'écroulent, les arbres tombent, des collines naissent sous vos yeux, tout l'environnement se modifie pour une immersion encore plus imposante. Malheureusement la Mort rôde. Bien qu'étant votre complice, celle-ci réclame toujours ses désespérantes pièces rouges servant de continu lors d'un décès malencontreux. Ah c'est beau l'amitié. Au final, ce Maximo nouvelle génération tient toutes ses promesses. Repoussant encore l'onirisme, il s'octroie le luxe de dispenser une ambiance plus noire, contrastant avec l'aspect des protagonistes. Ode à l'aventure, conférant un divertissement réel du fait de sa prise en main intuitive, nul doute que le chevalier à l'âme tourmentée trouvera une place derrière les remparts souvent incertains du succès. Souhaitons tout simplement que le prochain opus bénéficie d'innovations un tantinet plus notables, et nous tiendrons la consécration. Grim avait raison, il faut mourir pour mieux renaître.

source :http://www.jeuxvideo.com/articles/0000/00003966_test.htm

Y a-t-il des connaisseurs dans la salle =) ?

No fate but what we make.