Test de Dragon Quest Infinity Strash - The Adventure of Dai

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Jeudi 5 Octobre 2023 à 14:12

Test de Dragon Quest Infinity Strash - The Adventure of Dai

 

Ce test n’est pas issu d’une opération commerciale. Aucune clef gratuite ne nous a été communiquée pour le réaliser. Test réalisé sur XBOX Series X avec la version 1.0.2 du jeu. Je précise en préambule que comme mon pseudo le trahit, je suis un fan du manga depuis ma plus tendre enfance et que le manga demeure mon œuvre favorite tout média confondu. Bien que j’ai fait de mon mieux pour livrer un avis objectif, il est certain que cela ait pu jouer dans mon appréciation du jeu.

 

Un développement chaotique 

Présenté la première fois sous forme de trailer en Mai 2020, le jeu a été développé par Game Studio et KAI GRAPHICS afin d’accompagner le remake d’adaptation de Dai No Daiboken en anime. Le but du projet étant de proposer une sorte de Dragon Quest Heroes dans l’univers de la quête de Dai. 

Le prototype initial semblait assez différent du résultat final, avec des caméras moins libres, une emphase sur l’exploration au sein des cartes plus importante ainsi qu’un panel de personnages plus conséquent. Il était ainsi prévu de jouer avec la princesse Leona et maître Avan, ce qui a été supprimé dans le jeu final. 

L’accueil de ce premier trailer fût assez glacial y compris auprès de la plupart des fans, y voyant une faible qualité graphique ainsi qu’un design ne rendant pas hommage à celui d’origine, notamment concernant le personnage de Baran. Le titre fût ainsi renommé par une partie de la communauté « Infinity Trash », littéralement la poubelle de l’infini ! 

La sortie du jeu était prévue pour courant 2021, afin de coïncider avec le rythme de la série. C’est pour cela qu’il avait été acté dès le départ que le jeu s’arrêterait après la bataille contre le Kiganjō (Rochedémon en version française). De toute évidence la qualité n’était pas suffisamment au rendez-vous et Square Enix pris la décision radicale d’annuler la sortie à la date prévue. Le développement ainsi que la direction furent quasiment repris de zéro, le résultat le plus visible de cette décision portant sur l’aspect graphique. De ce point de vue le jeu final est plutôt réussi, même si certains décors restent très basiques pour notre époque, les modèles 3D des personnages sont propres et très respectueux du design de Koji Inada. Il est d'ailleurs intéressant de comparer avec le dernier trailer.

Malgré ce coup de poliche et l’attente de deux années supplémentaires, le résultat va malheureusement en décevoir un très grand nombre… mais parfois pour de mauvaises raisons ! 

 

Le DCU : Dai Cinematic Universe 

Comme prévu initialement, le mode de jeu principal reprend les évènements jusqu’à l’épisode 41, ce qui s’avère être un premier problème étant donné le temps alloué en plus pour le développement du jeu. Etant donné que la série est terminée, utiliser un jeu pour accompagner le rythme de diffusion des épisodes n’a plus de sens et dans ces conditions il aurait été naturel de proposer l’intégralité du scénario. La pingrerie du mode aventure ne s’arrête malheureusement pas à la trame couverte mais également au contenu à proprement parlé. En effet, le jeu propose trois types de missions : celles reprenant l’aventure originale, quelques annexes pour gonfler les chapitres ainsi que des cinématiques reprenant l’animé pour couvrir le scénario. 

Force est de constater que ces trois propositions restent médiocres, tout particulièrement les cinématiques proposées. La plupart d’entre elles se contenteront ainsi de reprendre des captures d’écran de l’animé s’enchainant telle une présentation Powerpoint mal rythmée. Sachant que ces « missions » sont parfois plus nombreuses que celles durant lesquelles on joue, cette partie est extrêmement feignante et le choix de ce type de présentation est difficilement compréhensible. Cela pourrait toutefois être expliqué par une incapacité à négocier les droits d’utilisation avec la TOEI Animation comme cela arrive de temps en temps, mais peu importe l'explication la pilule a du mal à passer.

Non seulement ces captures d’écran de l’anime sont connues de la part des fans de la quête de Dai, mais en plus ils l’ont vu dans de meilleures conditions ! Quant à ceux qui ne connaissent pas l’œuvre, rien ne saurait rendre la découverte du scénario plus ennuyeuse. On passera donc sans vergogne ces « cinématiques » de la honte à chacune de leur apparition. 

C’est d’autant plus dommage que le jeu propose de temps en temps des cinématiques 3D qui sont une véritable réussite avec des mises en scène percutantes, parfois même supérieure à l’animé. A cet égard, la scène du sacrifice de Popp offre un résultat exceptionnel. Si toutes les parties scénaristiques avaient bénéficié de ce traitement, le mode aventure aurait eu un tout autre visage malgré ses défauts. 

Au-delà de ces parties narratives bien trop présentes, il est tout de même possible de jouer (incroyable !). Mais ne vous réjouissez pas trop vite. En effet, les missions annexes ne sont guère plus intéressantes avec des cartes à taille timbre-poste bourrées de murs invisibles et d’éléments du décor empêchant le joueur de se balader. Bref, tout est balisé sans que nous soyons particulièrement récompensés par l’expérience. 

 

Ca fait BIM, BAM, BOOM 

Le gameplay est quant à lui assez rudimentaire et fera penser à un Dragon Quest Heroes au rabais. Le premier élément qui frappe aux yeux porte sur les combos disponibles. C’est bien simple, vous n’aurez pas droit à des combinaisons de touches permettant de créer de beaux enchainements. Ici, il se contentera d’un combo de 3 coups pour chaque personnage. 

Les personnages jouables sont naturellement les disciples d’Avan : Dai, Popp, Maam et Hyunckel. Ces deux derniers disposent d’ailleurs de deux versions différentes. Comme le jeu couvre les évènements jusqu’à Rochedémon, Maam pourra ainsi être utilisée avec sa classe de prêtre mais aussi avec sa classe d’artiste martiale. Les compétences en seront complètement modifiées. Quant à Hyunckel, il pourra à la fois manier l’épée ou la lance à votre guise. Chaque personnage aura ses avantages et inconvénients durant vos combats afin d’équilibrer la composition de votre équipe. 

Le roster est donc assez faible et les objectifs des différentes missions ne sont pas plus recherchés. Là où les Dragon Quest Heroes proposaient différents challenges (protection, guerre de territoire, rush, etc), ici vous vous contenterez de taper comme un sourd la majorité du temps. Il existe un système de parade et d’esquive mais il ne sera pas nécessaire de le comprendre ou de le solliciter pour finir l’aventure. 

Les personnages peuvent toutefois être personnalisés avec la possibilité de leur associer des compétences / magies qui fonctionnent à base de cool/down. Vous pourrez donc les utiliser régulièrement et elle se rechargeront petit à petit, à l’image d’un Mera pour Dai, Begirama pour Popp ou bien encore le Toma Kugutsu Sho de Hyunckel. Ces compétences seront complétées par des furies dévastatrices qui donneront lieu à de magnifiques animations (Avan Strash, Grand Cross, etc). Les amateurs apprécieront ces passages qui rendent un hommage tout particulier aux attaques signatures des héros. 

On est donc sur un gameplay classique à base d’un combo basique, de 3 compétences modifiables et d’une attaque spéciale. Trop simple pour certains, mais qui se révelera au final efficace et accessible. 

Enfin, le cœur de la customisation des personnages se matérialisera sous forme de souvenirs à récupérer au fur et à mesure du jeu. Chacun d’entre eux permettra d’augmenter une partie des statistiques (Attaque, Défense, efficacité de certains sorts) ou au contraire de créer des malus. Afin de renforcer ces souvenirs et leur buff, il faudra en obtenir des doublons. C’est d’ailleurs à cause de ce système que le jeu a été comparé à un gatcha ou à un jeu mobile mais les similitudes s’arrêtent là, puisqu’il n’y a aucune loterie et que les drops se font lors de sessions de jeux et non via des portails d’invocation. 

Chaque souvenir sera présenté sous la forme d’une des planches iconiques du manga et nul doute que cela titillera la fibre du fan… fibre sur laquelle le jeu se repose allègrement. 

Un fan service omniprésent 

Difficile de faire l’impasse sur le côté « fan service » du jeu. De l’animation des personnages dans les menus, en passant par les musiques de Yuki Hayashi et bien évidemment les planches du manga, tout est fait pour brosser le fan dans le sens du poil. 

Incarner Dai hurlant « Dragonic Aura » est enfin accessible et il serait malhonnête de dire que ça n’éveille rien chez le fan historique. De même que d’effectuer le Bloody Scraid de Hyunckel ou de voir Maam réaliser ses enchainements de coups de pied. Il faut bien prendre la mesure de l’attente chez certains d’entre nous, pour ma part il a fallu attendre presque 30 ans avant de pouvoir manipuler mes héros favoris dans un jeu vidéo et je suis retourné en enfance plusieurs lors de mes sessions de jeu. Ainsi, mes poils se sont dressés plus d’une fois devant ce que j’étais en train de vivre. 

L’équipe de développement a bien compris comment exploiter les émotions des fans de Dragon Quest et a proposé des DLCs pour que nos héros puissent disposer de costumes des protagonistes des anciens Dragon Quest. Ainsi, Dai pourra par exemple porter le costume de Roto de DQ III tandis que Hyunckel pourra se vêter du costume de Psaro dans DQ IV. Difficile de nier l’effet wow devant son écran quand on aime la licence. 

 

Rogue Sanctuary 

Ce test aura pu s’arrêter là et j’aurai pu vous dire que le jeu est « nul », “honteux”, ou bien encore un « échec « retentissant »... c’est à dire ce qui a été fait dans de nombreux autre vidéo tests du jeu un peu trop pressés. Oui mais voilà, cela serait oublier le cœur du la proposition : le sanctuaire. Le mode aventure n’est en réalité qu’un amuse-bouche de ce que le jeu a à proposer en termes de contenu. 

En effet, le mode sanctuaire permet de vivre une expérience « rogue-like ». Et cela va radicalement changer l’approche que l’on a vis-à-vis du jeu. Il s’agit d’un mode hors du scénario dans lequel vous devrez vous enfoncer dans les profondeurs d’une grotte qui semble sans fin, et travers des niveaux de plus en plus difficile. Le sanctuaire est un clin d’œil à la grotte de purification de la quête de Dai. Les niveaux seront débloqués petit à petit en fonction de votre avancée dans l’aventure principale, qui vous invitera régulièrement à tenter de traverser la grotte. 

Le principe est simple : vous recommencerez systématiquement au niveau 1 et ne pourrez compter que sur vos souvenirs équipés ainsi que sur des buffs obtenus durant l’aventure. 

Chaque niveau comprendra 5 pièces aléatoires qui peuvent vous proposer aussi bien un magasin, une salle de coffre ou bien, évidemment, des combats. Là où cela devient intéressant c’est que même si le contenu des salles est aléatoire, vous aurez accès à deux portes différentes après chaque pièce qui afficheront ce qu’il y aura derrière comme contenu. A vous de décider si vous préférez augmenter votre attaque, votre défense, quel personnage va en bénéficier, si vous allez acheter des objets, etc. Des portes entourées d’un voile violet vous permettront également de garantir un combat contre un boss afin d’obtenir des drops qualitatifs. Ainsi, tout comme bon Rogue-like, chaque partie sera différente et le but sera de continuer encore et encore jusqu’à arriver tout à la fin et rencontrer le boss ultime : Vearn. 

Mais avant de pouvoir y arriver, il faudra récolter de nombreux souvenirs pour être assez forts et qui ne peuvent être obtenus que dans ce mode de jeu. L’objectif devient alors de détenir des souvenirs de plus en plus puissants en obtenant leurs doublons et de tester toujours plus de combinaisons. Comme rien n’est acquis dans un rogue-like, vous ne pourrez pas sauvegarder et si vous mourrez vous perdez tous vos drops. Il faudra alors décider à la fin de chaque niveau si vous souhaitez vous arrêter et récolter ce que vous avez obtenu ou bien tenter de poursuivre votre descente pour obtenir des souvenirs encore meilleurs. 

Ce mode « rogue-like » devient alors addictif et métamorphose le jeu en permettant de faire des alliances de souvenirs bien plus poussés et de mieux comprendre l’équilibre entre les personnages. Ainsi monter le niveau de certains souvenirs vous permettra d’équilibrer les malus étant sur d’autres et de créer un build ultra personnalisé. Vous pourrez ainsi orienter vos personnages petit à petit et en fonction des challenges qui vous attendent. 

Les sorts à distance de Popp deviendront plus pratiques pour éviter les contacts dangereux ce qui n’était pas forcément nécessaire dans le mode aventure dû à son manque de difficulté. Tandis que le tank Hyunckel saura encaisser de nombreux assauts et récupérer des PVs en continue pour faire honneur à son titre de guerrier immortel. Ce mode permet aussi de mieux mesurer les différentes entre les classes de Maam. Ainsi, l’utiliser en tant que prêtre vous simplifiera énormément la tâche grâce à ses soins réguliers, mais vous perdrez les avantages de ses attaques dévastatrices en tant qu’artiste martiale. 

Le mode sanctuaire permettra aussi de rencontrer une difficulté progressive qui vous mènera parfois à vous battre contre plusieurs boss en même temps avec des combinaisons aléatoires. Et autant vous dire que certaines d’entre elle vous seront particulièrement intenses! Il pousse également le joueur à maitriser la mécanique de parades et les blocages pour être efficace dans les niveaux les plus difficiles. On s’apercevra alors que les parades de Popp sont bien plus permissives que celles d’un Dai par exemple. 

Les ennemis et en particulier les boss bénéficieront de nouveaux patterns pour les rendre bien plus agressifs. Ainsi, si certains combats en 1 contre 1 peuvent s’avérer soporifiques dans le mode histoire, ils peuvent s’avérer assez retord dans le mode sanctuaire. On pourra toutefois reprocher à certains ennemis d’être des gros sacs à PV sans toujours disposer de patterns aussi intéressants que d’autres adversaires, mais il s’agit là d’un reproche que l’on pourrait faire à tout rogue-like.  

Et ça n’est pas tout, car une fois Vearn vaincu dans le dernier étage de la grotte, vous aurez accès à des handicaps pour booster le nombre de drops après chaque combat, pour permettant de devenir plus forts encore et encore. On est donc sur une proposition de rogue-like qui ne révolutionnera pas le type mais qui a le mérite d’être efficace et d’apporter du plaisir de jeu sans cesse renouvelé pour peu qu’on aime le genre. 

Le type de menu que vous ne verrez pas sur les nombreux tests du jeu faits à la va-vite

Le jeu propose également un post-game dénommé « Mode Challenge » une fois que le scénario principal est terminé, et propose une version ultra difficile du mode aventure qui poussera les joueurs à détenir les meilleurs souvenirs et à maitriser à fond les mécaniques du gameplay qui sera en définitive plus intéressant que ce l’on aurait pu penser au départ. Ainsi, le contenu est bien plus important que ce qu’il n’y parait.

 

Notation – L'heure de la sentence 

Vous êtes impatients et vous êtes là pour un mode scénario pur Action RPG 

 

5/10

Le contenu du scénario principal est peu intéressant, avec une direction feignante sur les cinématiques fixes et les missions proposées. Les mécaniques de souvenirs n’étant pas un prérequis à la réussite de vos missions, vous passerez probablement à côté du jeu. Malgré des cinématiques 3D vraiment réussies, le fan service ne fait pas tout et le titre restera médiocre dans vos souvenirs

 

Vous êtes patients et vous aimez les rogue-like 

 

7/10

Il vous faudra subir le scénario, puis le mode sanctuaire vous permettra de complètement redécouvrir les mécaniques du jeu et de vous proposer un challenge solide. Vous prendrez plaisir à modifier vos combinaisons de souvenirs, à tester différentes équipes pour correspondre à votre propre style de jeu et à relever des challenges toujours plus difficiles. Si en plus de cela vous aimez l’univers de la quête de Dai, à défaut d’être un grand jeu le titre sera pour vous un petit bonbon. Pour ma part, je me suis régalé avec plus de 60 heures au compteur, et ça n’est pas fini. 

 

Conclusion 

En succombant au caractère immédiat de notre époque et en publiant des tests après peu d’heures de jeu, de nombreux testeurs en particulier sur YouTube n’ont manifestement pas pris le temps de chercher à analyser ce que Infinity Strash avait à proposer et quelle était sa formule. Ainsi, je vous conseille d’ignorer tout test ne mentionnant pas le caractère rogue-like du jeu et dont les vidéos ne comprennent aucun souvenir d’un niveau basique (disons 4/10). Le genre n'est pas apprécié de tous les joueurs et demeure intrinsèquement ultra répétitif, ainsi des notes basses pourraient être totalement justifiées de ce point de vue mais ceci est un tout autre débat.

Peut-on pour autant tirer à boulet rouges sur ces tests expéditifs ? Pas si sûr, car bien que le jeu en lui-même reste assez clair sur son contenu en poussant systématiquement le joueur à s’adonner au mode sanctuaire pour optimiser ses personnages, Square Enix a plutôt mal positionné son titre et le présentant d'avantage comme un Action-RPG, là où il est en réalité un rogue-like, avec une partie scénario pour débuter l’aventure. La communication aura ainsi été aussi maladroite que le développement et les attentes ont donc été naturellement déçues. 

La réelle valeur du jeu ne sera révélée que bien après la quête principale et après de nombreuses heures pénibles, c’est à dire quand la majorité des joueurs auront déjà quitté l’aventure à juste titre. 

En conclusion, bien que le mode histoire d’inspiration Action-JRPG soit en effet médiocre et objectivement des plus feignants, la partie rogue-like est quant à elle tout à fait réussie et permettra aux joueurs qui apprécient le genre d’appréhender le titre à sa juste valeur et d’y prendre du plaisir et c'est bien là l'essentiel. 

Rien qu'une seconde... S'enflammer comme un éclair!
(Modérateur)
50480
Miss DQFan
Dragon Quest SlimeDragon Quest SlimeDragon Quest SlimeDragon Quest Slime
Vendredi 6 Octobre 2023 à 09:18

Merci pour ce superbe test ! C'est appréciable d'avoir un avis un peu plus complet et nuancé que tout ce qu'on peut voir sur les réseaux en ce moment (entre certains fans hardcore qui nous intiment de nous satisfaire de ce qui nous est offert sous prétexte que "c'est déjà bien" et d'autres qui n'hésitent pas à vomir le jeu... pas facile de se rassurer).

J'ai tout de même hâte que ma version boîte arrive au courrier ! Je sais pertinemment que le jeu ne sera pas à la hauteur de mes attentes mais j'espère passer de bons moments dessus. smiley

Je suis modeste comme tous les génies.